Le 17 mars: Assistez au 5ème forum Innovation et Développement Durable
Les étudiants du Master 2 Développement Durable, Management Environnemental et Géomatique DDMEGde l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne ont l'honneur de vous inviter à leur 5e Forum sur le thème
Innovation & Développement Durable
Mercredi 17 mars 2010 Université Paris 1 12 place du Panthéon, salle 1, accès par la galerie Soufflot 9 h 30 - 17 h 30 L'objet de ce forum est de permettre à l'ensemble des professionnels du DD (collectivités, entreprises, associations, chercheurs) et aux étudiants de réfléchir sur les compétences professionnelles nécessaires au développement durable, autour de l'innovation Programme et informations complémentaires: http://forum-ddmeg.org/ Merci de vous inscrire afin d'être parmi nous en envoyant un mail à l'adresse
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Le 4 février participez à la rencontre entre Mohamed Yunus et les étudiants
Etudiants et jeunes professionnels, le REFEDD vous invite à la grande soirée :
"Génération Solidaire : réinventons, entreprenons !"
Vous pourrez au cours de cette soirée, rencontrez Muhammad Yunus, Prix Nobel de la Paix 2006, et de nombreux acteurs engagés dans l’invention d’un modèle économique et social plus solidaire. Une opportunité unique de s’informer, d’échanger et de trouver l’inspiration et les clés pour agir. Où, quand ?? Jeudi 04 février de 17h30 à 21h00 au Grand Rex - 1, bd Poissonnière, 75002 Paris Pour vous inscrire : remplissez ce formulaire et saisissez comme code "REFEDD"
Déclaration des campus responsables pour le climat
A l’occasion de la conférence sur le climat de Copenhague qui rassemblera les dirigeants du monde entier du 7 au 18 décembre pour tenter de trouver un accord international de lutte contre le changement climatique, 19 campus français (Grandes Ecoles et Universités) ont signé la Déclaration des Campus Responsables pour le Climat, à l’initiative du réseau français Campus Responsables et d’Euromed Management, sous le parrainage de la Secrétaire d’Etat à l’écologie Chantal Jouanno. Si les engagements ne remplacent pas les actes, ils sont néanmoins nécessaires pour donner une dynamique, orienter l’action et fixer le niveau de l’ambition partagée par les campus : • Sur leurs activités directes (bâtiments, déplacements, etc.), réduire de 40% leurs émissions de Gaz à Effet de Serre d’ici à 2020 (par rapport au niveau de référence de 1990 et parvenir à la neutralité carbone à horizon 2030 ; • Sur leurs activités d’enseignement et de recherche, former dès aujourd’hui des scientifiques et dirigeants capables de relever demain les défis environnementaux ; • Rendre des comptes chaque année sur les progrès réalisés et les difficultés rencontrées. Pour impliquer les étudiants, acteur essentiel sur un campus, les dirigeants des campus signataires se sont par ailleurs engagés à inciter leurs étudiants à signer en nombre l’ultimatum climatique ( www.copenhague-2009.org) pour envoyer un signal fort aux responsables politiques des pays occidentaux. Le REFEDD est partenaire de cette initiative. Pour télécharger la déclaration cliquez iciPour télécharger le communiqué de presse cliquez iciPour plus d'informations sur l'initiative Campus Responsable rendez vous sur : www.campusresponsables.com
Participez au Trophés Planet-D

Vous avez un projet de développement durable pour votre Campus ?Alors vous pourvez participer aux Trophés Planet-D en inscrivant votre projet avant le 30 novembre 2009 sur www.planetd.frLes trophées contribuent, dans les établissements d'enseignement supérieur, à l'émergence de méthodes et de projets transposables au monde de l'entreprise. Les Trophées Planet-D s'adressent à tous les étudiants porteurs de projets responsables pour leurs universités/écoles. Quel que soit l'ampleur ou le stade d'avancement de votre projet, même si vous rencontrez des obstacles à sa réalisation, n'hésitez pas à vous inscrire! A gagner :Jusqu'à 5000 euros pour votre projetUn logiciel de gestion écologique ECOVAL 40 entrées au salon Pollutec ! Des mois d'accès à la base de données Achats Concept' Eco Les différents objectifs de ce concours sont : - Inciter les étudiants porteurs de projets à trouver les synergies permettant d'optimiser les performances environnementales tout en réduisant les coûts financiers des Campus, d'améliorer la qualité des relations entre personnels, de participer au rayonnement de leur Ecole ou Université. - Dégager des méthodes efficaces de conduite du changement et des méthodologies d'action pragmatiques sur les Campus pouvant inspirer d'autres organisations. - Mettre les étudiants dans des situations similaires à celles de collaborateurs en entreprise sachant gérer des projets, prendre des décisions réfléchies et responsables, convaincre des partenaires et leur permettre de développer les réflexes logiques et méthodologiques sur leur Campus qu'ils mettront à profit dans les entreprises. - Apprécier des étudiants talentueux, des professeurs engagés, des acteurs privés prêts à s'investir dans le développement de nouvelles stratégies économiques et de management pour un développement durable. L' originalité des Trophées Planet-D tient à : - Leur approche méthodologique : les Trophées Planet-D récompensent la qualité d'une démarche et la cohérence de la stratégie mise en œuvre pour aboutir. - L'utilisation des Campus comme de véritables terrains d'expérimentation. - La primauté donnée à la dimension économique des projets. - L'implication des partenaires des Trophées Planet-D dans le suivi et la sélection des meilleurs projets. Pour retrouver tous les concours étudiants DD rdv sur la page "concours" (dans l'onglet de gauche "association") de notre site internet ou en cliquant ici
2èmes assises nationales de l'éducation à l'environnement vers un développement durable
 Les deuxièmes Assises nationales se dérouleront les 27, 28 et 29 octobre 2009, à Caen. Ces assises nationales sont dans la continuitée des assises régionales qui ont eu lieu partout en France cette année.
Les assises nationales sont co-pilotée et co-organisées par le CFEEDD (collectif français de l'éducation à l'environnement et au développement durable) et le Collectif régional d’EEDD bas-normand. Le triple objectif de ces assises est de : - Montrer l’importance des initiatives comme moteurs de changement - Renforcer la culture de la gouvernance et la pratique du partenariat - Engager collectivement une mise en oeuvre ambitieuse de l’EEDD 800 à 1000 participants seront réunis à cette occasion. Les échanges auront lieu à travers des ateliers d'immersion (témoignages d'actions concrètes) et des ateliers de production et réflexion qui contribueront à la définition collective d'une politique nationale et cohérente de l'EDD. Vous pouvez télécharger le programme complet des assises en cliquant ici. En tant que membre actif du CFEEDD le REFEDD sera présent au rendez-vous. Nous vous invitons à participer à ce rendez vous en vous inscrivant directement sur le site des assises en cliquant iciLe site des assises : http://assises-eedd-2009.fr
Performance énergie/CO2 des campus : première étude nationale
"La cartographie Energie-CO2 du parc immobilier universitaire, étude pilotée en partenariat par la Caisse des Dépôts et la Conférence des présidents des universités (CPU), constitue le premier état des lieux sur la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre (GES) du parc universitaire. Elle révèle des performances relativement médiocres en moyenne - catégorie D sur l’étiquette énergétique - et très disparates par bâtiments. Elle fournit aux universités, avec le logiciel de simulation StratEnergieCO2, la possibilité de piloter leurs travaux de rénovation immobilière en prenant en compte la dimension énergétique dès la conception des programmes de rénovation. Un léger surinvestissement peut permettre en effet des économies substantielles de charges de fonctionnement dans le long terme, tout en diminuant les émissions de GES."
>> Consulter le PDF
Carton D pour nos universités : 300 kWh/m2/an
Dépêche n°114768 AEF Paris, Vendredi 29 mai 2009, 11:14:55 Développement durable : la CPU et la CDC présentent une cartographie « énergie-CO2 » des universitésLa consommation moyenne d'énergie du parc universitaire français est de 300 kWh/m2/an d'énergie primaire et les émissions de CO2 de 31 kg/m2/an. Cela correspond à la classe D de l'étiquette énergétique des bâtiments publics, qui va de A (moins de 50 kWh/m2/an) à G (plus de 750 kWh/m2/an). C'est ce qu'annoncent la Caisse des dépôts et la CPU (Conférence des présidents d'université), jeudi 28 mai 2009, lors de la présentation d'une cartographie « énergie-CO2 ». « Nous sommes tous au même niveau de médiocrité. Nous avons de fortes marges de manoeuvre », commente Sylvie Faucheux, présidente de l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, responsable du groupe de travail sur le développement durable de la CPU, et présidente de Fondaterra. Cinquante établissements universitaires, 13 grandes écoles et 8 Crous ont répondu à l'enquête, soit un taux de réponse de 60 % pour les informations générales, 51 % pour les informations par site, et 33 % pour les informations par bâtiment. « Cette mobilisation est remarquable : nous nous attendions à 15 % », indique Blaise Desbordes, directeur de projet développement durable de la Caisse des dépôts. La Basse-Normandie plus performanteUn site internet précise les résultats par région. Toutes les régions ont une étiquette D, excepté la Basse-Normandie (C) et la Champagne-Ardenne (E). La Caisse des dépôts et la CPU rappellent que l'objectif du Grenelle de l'environnement est que les bâtiments de l'enseignement supérieur atteignent une étiquette B (entre 51 et 110 kWh/m2/an) d'ici 8 ans. Ces moyennes régionales sont « relativement homogènes », constatent la Caisse des dépôts et la CPU, contrairement aux performances par bâtiments, « extrêmement dispersées ». « Les plus énergivores sont les piscines et les sites de restauration », précise Blaise Desbordes, avec une consommation dépassant en moyenne 500 kWh/m2/an. Les bureaux et les salles de cours, dont les résultats sont les plus « influents », sont d'environ 300 kWh/m2/an. Cette « cartographie » énergie-CO2 est accompagnée d'un logiciel de simulation baptisé StratÉnergieCO2, également en ligne. Il fournit aux universités la possibilité « de piloter leurs travaux de rénovation immobilière en prenant en compte la dimension énergétique dès la conception des programmes de rénovation ». « C'est un outil directement opérationnel », insiste Blaise Desbordes, qui permet aux responsables du patrimoine des universités et des grandes écoles d'aboutir à « trois bouquets de travaux », selon différents paramètres (localisation géographique, usage du bâtiment, date de construction, surface, type de chauffage, etc.). « Le premier bouquet de travaux permet de répondre à la réglementation, le deuxième demande un effort plus accentué, et le dernier s'inscrit dans une relative ambition », précise le représentant de la Caisse des dépôts.
Guide des Campus Responsables, seconde édition

Les campus français se mettent au vert Sortie de la seconde édition du Guide des Campus Responsables
A l’heure où l’on parle de plus en plus de « croissance verte », les établissements de l’enseignement supérieur, qui forment dirigeants et entrepreneurs de demain, ont pris conscience de leur intérêt à se préoccuper d'environnement et de développement durable. Sur les campus français, une dynamique s’amorce en réponse au projet de loi du Grenelle de l'Environnement qui stipule que « les établissements d’enseignement supérieur déclineront pour la rentrée 2009 une stratégie de développement durable qui sera rendue publique. »
L'Opération Campus de la Ministre de l'Enseignement Supérieur, Valérie Pécresse, a prévu un budget de 5 milliards d'euros, pour la modernisation et le renouvellement du patrimoine immobilier de dix sites universitaires. Une première cartographie globale Energie et CO2 du parc immobilier a déjà été réalisée conjointement par la Caisse des Dépôts et la CPU. Du côté des étudiants, la prise de conscience sur les enjeux de demain en termes de formation professionnelle et de débouchés entraîne une mobilisation sur le sujet, comme en atteste la création fin 2007 du REFEDD - Réseau Français des Etudiants pour le Développement Durable.

> Le guide des Campus Responsables : un répertoire de bonnes pratiques publié pour la seconde année consécutive.
Créée à la rentrée 2006, l'initiative Campus Responsables fait paraître pour la seconde année consécutive ce Guide des Campus Responsables. Téléchargeable sur le site www.campusresponsables.com à partir du 16 mars 2009, le Guide des Campus Responsables, publié avec le soutien de l’ADEME et en partenariat avec l’Usine Nouvelle, a pour objectif de dresser un panorama des actions menées dans les campus français, à l’attention des établissements soucieux de faire progresser leur démarche en s’inspirant des meilleures pratiques… mais aussi des étudiants, des enseignants et de tous ceux qui s’intéressent au sujet. Réalisé à partir d’un questionnaire portant sur 4 axes (stratégie et management, politique sociale et ancrage territorial, enseignement et recherche, gestion écologique des campus - déchets, bâtiments, transports et dépenses énergétiques…), le guide recense cette année les bonnes pratiques de 34 campus (13 universités, 14 écoles de commerce ou de management et 7 écoles d’ingénieur), soit 50% de plus que l’an dernier.
> Les tendances de la seconde édition du Guide (2007-2008)
En un an, la prise de conscience « durable » semble bien avoir eu lieu. Sans surprise, c’est sur le terrain de la sensibilisation au développement durable que la mobilisation est la plus forte. Les directions d’établissement commencent à publier des rapports de développement durable ou à élaborer des plans d’action, parfois accompagnés par la création d’un poste dédié. L’intégration du développement durable dans les enseignements fait également un bond en avant, même si la thématique fait encore surtout l’objet de cours spécialisés, voire optionnels, sans intégration transversale à l’ensemble des matières pertinentes (finance, marketing, conception des produits, etc.). Enfin, c’est en matière de gestion écologique de leurs infrastructures (bâtiments, espaces verts, transport) que les campus ont le plus avancé, incités notamment en cela par les réductions de coût que ces mesures engendrent et les pressions issues du Grenelle sur les bâtiments énergétiquement efficaces, qu’il s’agisse de construction neuve ou de rénovation.
> L’initiative Campus Responsables
Créée en 2006 pour inciter et aider les établissements d’enseignement supérieur à intégrer le développement durable à leurs programmes et à leurs activités administratives, l’initiative Campus Responsables rassemble désormais 24 établissements membres dont 17 écoles et 7 universités dans toute la France : - Grandes écoles de commerce : Ecole de management de Strasbourg, BEM Management School, ESC Brest, ESCEM Tours Poitiers, ESC Rouen, Sup de CO Montpellier, ESC Clermont, ESSCA Angers, EUROMED Marseille, HEC, ISEAM, Reims Management School, ESCP-EAP ; - Grandes écoles d’ingénieurs : Ecole Centrale de Lyon, Ecole des Mines de Nantes, SUPELEC. - Universités du Havre, de Nantes, d’Angers, du Sud Toulon, Université technologique de Troie, Université Professionnelle René Cassin. L’initiative Campus Responsables est une initiative de Graines de Changement, l’agence d’information positive sur le développement durable, fondée en 2004 par Elisabeth Laville (par ailleurs fondatrice d’Utopies, le cabinet pionnier dans le conseil en développement durable depuis 1993). www.grainesdechangement.com
Liste et présentation des campus membres de l’initiative sur www.campusresponsables.com
Contacts :
Contacts Graines de Changement Elisabeth Laville ou Elodie Rochel Tel. : 01 40 29 43 00
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Contacts Presse : Agence RendezVous RP Stéphanie Gentilhomme ou Wendy Roeltgen Tel. : 01 45 41 13 20
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Le colloque PLANET-D / REFEDD, en long et en large
Vendredi 16 janvier, le Sénat est le bel écrin du fameux colloque organisé par le REFEDD et PLANET-D : Les campus : un laboratoire de reconversion de l’économie. La salle Médicis est comble, plus de 250 personnes sont au rendez-vous. Il faut dire que l’événement est à la mesure du décorum, un tel rassemblement d’étudiants, de présidents d’universités, et d’industriels, tous réunis ici pour parler développement durable, c’est une première !
Pour ceux qui préfèrent écouter plutôt que lire, c'est ICI.

Jean-Louis Caffier, rédacteur en chef à LCI et mobilisé pour « éviter un monde marteau » (association Enclume), se pose comme l’animateur de l’événement. Les intervenants prennent place sur la tribune, les applaudissements cessent quand résonne le micro. C’est l’éminent spécialiste énergie et climat, Jean-Marc Jancovici, qui est désigné pour introduire le colloque.
L’auteur de C’est maintenant ! Trois ans pour sauver le monde, veut profiter de cette matinée pour rompre avec le « Je n’ai pas envie d’en entendre parler » lisible sur trop de bouches. J-M Jancovici est catégorique, nous profitons aujourd’hui d’une accalmie qui préfigure un futur apocalyptique si nous n’y prenons pas garde. Car « la technologie ne nous sauvera pas, elle ne suffira pas. Depuis 150 ans, la technologie progresse moins vite que notre appétence à consommer ». Pour faire front aux carences pétrolières et hydrauliques qui s’annoncent, il s’agit d’atteindre les facteurs 2 et 3 de façon « volontaire et précoce plutôt qu’involontaire et tardive. Ainsi, sans plan sur la question énergétique, pas de plan viable ». J-M Jancovici rappelle que selon les physiciens, « l’énergie est l’unité de mesure de la transformation du monde » et que tous les business plan d’aujourd’hui sont un véritable « viole de l’avenir ».
Et Florent Baarsch, Président du REFEDD, de surenchérir pour jeter la passerelle entre développement durable et éducation nationale : « nous parlons d’une crise avec un grand C, en lettres majuscules, l’enjeu est capital. Il ne s’agit pas de dire que l’on va tous mourir, mais de se poser les vraies questions pour atteindre le facteur 4 à l’horizon 2050. Cette transition ne se fera pas sans les étudiants d’aujourd’hui qui sont les professionnels de demain. En matière d’éducation, notre rapport vise à intégrer une vraie transversalité du développement durable, qu’il soit présent à tous les niveaux, dans tous les cursus universitaires ». Le président du Réseau Français des Etudiants pour le Développement Durable martèle trois besoins auxquels doivent répondent les campus en terme d’écologie : « Education, mise en pratique, profession ». Guy Cousineau, Président de l'Université Paris Diderot, rejoint F.Baarsch sur la nécessité d’étendre le rayonnement des formations spécialisées développement durable aux autres cursus. Il s’agit « d’entrer dans une démarche globale, de concerner toutes les filières ». Signataire de la charte CPU Pour une alliance des universités françaises en faveur du développement durable, il s’engage à verdir son campus de « manière collective ».
Vient la question de la demande et du niveau d’exigence des étudiants soulevée par Jean-Michel Nicolle, Directeur de l’Ecole Polytechnique Féminine. Il insiste sur l’implication de l’administration, « à elle de tirer ses étudiants vers le haut ». J-M Jancovici précise que « 85 % des étudiants déclarent ne pas savoir assez de choses en matière de développement durable » ; la demande est bien là, aux universités françaises d’y répondre. Bernard Belletante, Directeur d’Euromed Management, insiste sur la remise en question des établissements à mener en profondeur, « parlons de responsabilité sociale académique, et non pas seulement entrepreneuriale. Si nous n’amenons pas les étudiants à se questionner sur le temps, nous n’amèneront rien ». Et J-M Nicolle d’opiner : « Au pouvoir octroyé par savoir, une contrepartie : la responsabilité. Il faut aller au-delà des programmes et inscrire le développement durable jusque dans les attitudes pédagogiques, placer l’étudiant dans une posture de questionnement au quotidien ». La question de l’emploi est visitée plus avant dans la seconde partie du colloque. Aux dires de B. Belletante, « l’emploi aujourd’hui n’est pas prêt à entendre la voix des formations DD ». A cette vision raboteuse, G. Cousineau oppose la jeunesse des formations spécialisées et J-M. Nicolle ne manque pas de citer des entreprises fortement demandeuses telles que les grands groupes Suez et Lafarge.
Cette première table ronde se clôture sur les mots de F.Baarsch, qui achève ainsi d’endosser son rôle de porte-parole des étudiants : « Ecoutez-nous, travaillez avec nous, et faites nous confiance ».

Les applaudissements saluent les intervenants qui se croisent sur l’estrade, la seconde table ronde s’ouvre sur les mots de Chantal Jouanno, présidente de l’ADEME, qui revient sur le point technologique évoqué par J-M. Jancovici. « Nous disposons des technologies, mais il s’agit de revoir les fondamentaux de notre modèle macro-économique en profondeur ». L’usage de ces technologies invoque la restructuration de l’emploi, « la création de nouveaux métiers par le biais de partenariats publics-privés, campus-entreprises », comme le préconise Sylvie Faucheux, présidente de FONDATERRA et de l’Université de Versaille-Saint-Quentin-en-Yvellines. Exemple : « Ne plus produire de voitures mais des services à la mobilité ».
Thomas Peaucelle, Directeur de la Stratégie INEO, manifeste son soutien au rapport EDD du REFEDD : « Nous avons besoin de gens qui pensent DD au quotidien, qu’ils soient techniciens, énergéticiens, électriciens, ingénieurs ; aussi, la transdisciplinarité du développement durable est essentielle. En terme de construction, il y aura un avant et un après Grenelle. La prise en compte du facteur énergie révolutionne les chantiers, d’où notre volonté de développer des partenariats avec les universités qui peuvent prendre la forme de stages ou de chaires d’entreprises ». Et Hervé de Maistre, Directeur Général ISOVER, d’acquiescer et de donner un chiffre : « en France, on compte 30 millions de maîtres d’ouvrage à convaincre ». C.Jouanno ajoute que d’ici 2012, 150 000 postes seront crées dans le secteur du BTP et 220 000 dans l’industrie verte (bureaux d’étude notamment).

S.Faucheux confirme l’important chantier qu’il reste à mener en matière de formation. Aujourd’hui les écoles d’architecture ne forment en rien leurs étudiants aux éco-quartiers et aux éco-matériaux. La France accuse un sérieux retard, faisant très souvent appel à des bureaux d’étude étrangers pour diagnostiquer ses constructions en terme de développement durable. Autre défi, faire admettre que « le DD est la source de compétitivité de demain, qu’il est un plus non seulement sur le plan éthique mais aussi et surtout sur le plan économique ». Sur les campus, S.Faucheux indique que tout reste à faire. Si de bonnes attitudes permettent de réduire de 20 % la consommation énergétique des établissements, une rénovation selon les normes BBC permet une réduction de 50 %. Pour se faire, mobiliser étudiants et bénévoles comme le fait sa fondation FONDATERRA afin de réaliser des diagnostics chiffrés. S’ouvrir ensuite à des partenariats publics-privés pour concrétiser ses objectifs. Enfin, obtenir de l’Etat qu’il intègre les paramètres écologiques dans ses critères d’évaluation des universités et reconsidère ses lignes budgétaires. A ces mots, H. de Maistre et T. Peaucelle témoignent tout leur soutien et se placent au service des campus.
La table se ferme sur le lancement du Bilan Carbone Campus par l’ADEME et Avenir Climatique et la signature d’un accord ADEME - FONDATERRA qui tient en plusieurs volets : efficacité énergétique des établissements universitaires / transports sur les campus / outils de sensibilisation / aide au montage de formation pour développer les partenariats publics-privés / centralisation de stages et missions à destination des étudiants. J.L Caffier fournit le stylo et les deux femmes d’action apposent leurs griffes au bas du document qui officialise leur collaboration.
Applaudissements et accueil de Michèle Pappalardo, Commissaire générale au développement durable qui se réjouit de voir « une jeunesse si pragmatique en matière d’écologie ». En 2009, la feuille de route de l’Etat tient en trois points : finaliser les textes du Grenelle 2 pour une mise en œuvre concrète ; rester à l’écoute de toute la mobilisation en aval ; montrer l’exemple pour parvenir à un accord global à Copenhague pour l’après 2012.
Vient la remise des trophées PLANET-D qui récompensent ceux qui ont su projeter dans la brique leur conscience écologique. Caline JACONO, Présidente de Planet-D, salut avec beaucoup d'émotion l'effort de « ces étudiants qui ont su concillier des idées très différentes ». Pas moins de 300 établissements mobilisant 15 000 étudiants ont participé au concours. Sur les 30 dossiers retenus, 5 lauréats :
3e prix : Ecole des Mines de Nantes Pour l’élaboration d’un Agenda 21 impliquant toute la population du campus et la réalisation d’un diagnostic énergétique complet.
3e prix : Assaut Vert de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture Pour la mise en place d’une gestion écologique du campus et d’un programme pédagogique sur le développement durable.
2e prix : Ecole Polytechnique Pour la création d’une épicerie associative au sein du campus, proposant des produits issus de l’agriculture locale. Une citation des lauréats : « Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge. » (Winston Churchill)
2e prix : Campus Durable d’Euromed Management Pour la conception d’un Agenda 21, l’organisation du Solar Festival, et la mise en place du Réseau du management responsable. Une citation des lauréats : « Changer le monde commence par se changer soi-même. » (Roger Mondoloni)
1er prix : EnviSage du Centre de Formation et de Recherche Champollion Pour la gestion écologique du campus, la mise en place de toilettes sèches, l’organisation d’un éco-festival (expositions, stands, courts-métrages, concerts, dégustations etc.). Un seul regret de leur côté : « dommage que la parole n’ait pas été donnée à la salle durant ce colloque, ça a manqué de débat ».

Certes, on peut regretter le manque d’échange entre la tribune et l’auditoire, mais le buffet est dressé non loin au plaisir des bavards et des gourmets.

La CPU mène l'enquête

Une quinzaine d’établissements étaient représentés lors de la première réunion du groupe DD de la CPU le 16 octobre dernier. Outre le fait qu’elle a permis de faire découvrir les nombreuses initiatives déjà existantes, le groupe s’est fixé des objectifs de travail à court et moyen termes. Depuis le mois de novembre, l’enquête est menée pour recenser de la manière la plus exhaustive possible, les dispositifs, les initiatives, mais aussi les attentes en la matière. L’analyse des résultats prévue pour février 2009 aboutira dans un premier temps à la rédaction d'un livre blanc sur les bonnes pratiques. Au-delà, le groupe envisage de réaliser une campagne de communication annuelle, axée sur la remise d’un prix Campus durable.
Rappel
Conscients de leur mission d’exemplarité en matière de développement durable au même titre que leurs missions d’enseignement, de recherche et de valorisation, les présidents d’universités ont adopté en juillet 2008 la charte Pour une alliance des universités françaises en faveur du développement durable. Un groupe de travail a été créé au sein de la CPU, sous la responsabilité de Sylvie Faucheux, présidente de l’Université Versailles-Saint-Quentin.
Ce groupe s’est constitué pour répondre à l’attente des présidents et des directeurs d’établissements d’enseignement supérieur qui se sont déjà engagés ou qui souhaitent le faire, dans la mise en oeuvre concrète de cette charte. Celle-ci peut se décliner à plusieurs niveaux, allant de la mise en place d'un programme de rénovation énergétique du patrimoine à l'inscription au cahier des charges des marchés des indicateurs de performance environnementale et sociétale, en passant par de simples initiatives de tri des déchets et de récupération de piles ou téléphones portables usagés des personnels et des étudiants.
Plus d’infos dans le prochain bulletin du REFEDD à paraître début février (interview de Sylvie Faucheux).
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