Dépêche n°114768
AEF
Paris, Vendredi 29 mai 2009, 11:14:55
Développement durable : la CPU et la CDC présentent une cartographie « énergie-CO2 » des universités
La consommation moyenne d'énergie du parc universitaire français est de 300 kWh/m2/an d'énergie primaire et les émissions de CO2 de 31 kg/m2/an. Cela correspond à la classe D de l'étiquette énergétique des bâtiments publics, qui va de A (moins de 50 kWh/m2/an) à G (plus de 750 kWh/m2/an). C'est ce qu'annoncent la Caisse des dépôts et la CPU (Conférence des présidents d'université), jeudi 28 mai 2009, lors de la présentation d'une cartographie « énergie-CO2 ». « Nous sommes tous au même niveau de médiocrité. Nous avons de fortes marges de manoeuvre », commente Sylvie Faucheux, présidente de l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, responsable du groupe de travail sur le développement durable de la CPU, et présidente de Fondaterra.
Cinquante établissements universitaires, 13 grandes écoles et 8 Crous ont répondu à l'enquête, soit un taux de réponse de 60 % pour les informations générales, 51 % pour les informations par site, et 33 % pour les informations par bâtiment. « Cette mobilisation est remarquable : nous nous attendions à 15 % », indique Blaise Desbordes, directeur de projet développement durable de la Caisse des dépôts.
La Basse-Normandie plus performante
Un site internet précise les résultats par région. Toutes les régions ont une étiquette D, excepté la Basse-Normandie (C) et la Champagne-Ardenne (E). La Caisse des dépôts et la CPU rappellent que l'objectif du Grenelle de l'environnement est que les bâtiments de l'enseignement supérieur atteignent une étiquette B (entre 51 et 110 kWh/m2/an) d'ici 8 ans.
Ces moyennes régionales sont « relativement homogènes », constatent la Caisse des dépôts et la CPU, contrairement aux performances par bâtiments, « extrêmement dispersées ». « Les plus énergivores sont les piscines et les sites de restauration », précise Blaise Desbordes, avec une consommation dépassant en moyenne 500 kWh/m2/an. Les bureaux et les salles de cours, dont les résultats sont les plus « influents », sont d'environ 300 kWh/m2/an.
Cette « cartographie » énergie-CO2 est accompagnée d'un logiciel de simulation baptisé StratÉnergieCO2, également en ligne. Il fournit aux universités la possibilité « de piloter leurs travaux de rénovation immobilière en prenant en compte la dimension énergétique dès la conception des programmes de rénovation ». « C'est un outil directement opérationnel », insiste Blaise Desbordes, qui permet aux responsables du patrimoine des universités et des grandes écoles d'aboutir à « trois bouquets de travaux », selon différents paramètres (localisation géographique, usage du bâtiment, date de construction, surface, type de chauffage, etc.). « Le premier bouquet de travaux permet de répondre à la réglementation, le deuxième demande un effort plus accentué, et le dernier s'inscrit dans une relative ambition », précise le représentant de la Caisse des dépôts.





