
L'exposition itinérante Fleurs de Rocaille, rassemblant des œuvres créées en détention dans la cadre d'ateliers animés par le GENEPI, et d'autres créées à l'extérieur des murs en réponse à l'appel à création « Déconstruction de la prison », achève son tour de France à Paris, et sera exposée:
au Labo 13 du 3 au 7 janvier, de 11 h à 19 h
15, rue Jean-Antoine de Baïf
75013 PARIS
métro : BNF
et à la Galerie du CROUS de Paris, du 9 au 14 janvier,de 11 h à 19 h
11 rue des Beaux-Arts
75006 PARIS
métro : Odéon, St Germain des Prés, Mabillon
En prison, les moyens d’évasion sont rares. L’art permet de sortir de sa cellule, l’art est un langage qui permet un dialogue avec l’au-delà des murs. C'est un langage, parfois très bien maîtrisé, parfois balbutié, souvent nouveau. Les œuvres créées en détention dans le cadre du projet Fleurs de rocaille sont tournées vers l'extérieur. Chacune d'entre elle est une authentique parole, un acte gratuit, la manifestation d'une volonté d'évasion.
Le dialogue suppose un interlocuteur. Des artistes, dans une démarche complètement bénévoles, ont répondu à l'appel à création : "Déconstruction de la prison". Pour parler de la prison, pour que ce message ait un sens politique, il faut la déconstruire, il faut décortiquer la construction pour interroger les raisons de chaque pierre, de chaque barreau. On représente souvent les murs et les barbelés sans les questionner, une évidence qu'on déplore de temps à autre sans jamais la remettre en cause.
Fleurs de rocaille est la rencontre de ces deux sources de création, l'une à l'intérieur, l'autre à l'extérieur des murs. Le public, troisième personnage, justifie cette rencontre par l'intérêt qu'il lui porte. La prison, institution républicaine, ne doit pas rester dans l'ombre.
Fleurs de rocaille est une exposition itinérante rassemblant des œuvres crées en détention dans la cadre d'ateliers animés par le GENEPI et d'autres créées à l'extérieur des murs en réponse à l'appel à création « Déconstruction de la prison ».





