Le sommet de Copenhague s’est achevé avec le bilan que l’on connait. Résultats mitigé pour certains, catastrophiques pour d’autres, tout un chacun à son opinion. Au final le sommet a eu le mérite de ne pas laisser indifférent et d’installer les problématiques environnementales comme sujet de préoccupation mondiale incontournable.
Maëlle Durant et Mathilde Champenois ont vécu cet évènement de l'intérieur en temps qu'observatrices de la société civile de l'association Unis-Terre (cf précédente actu)
Maëlle répond à nos questions.
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Présentation de l'association Unis-Terre : www.refedd.org/zoom-sur-une-association/unis-terre.html
Pour retrouver leur parcours à la COP 15 au jour le jour : www.insidethecop15.blog.lemonde.fr
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- Vous étiez au cœur de cette manifestation internationale, que pouvez nous dire de la mobilisation étudiante sur place?
Il y avait plus de 1000 jeunes présents à la COP 15, la plupart en tant que représentant d'Organisation Non Gouvernementale (ONG).  Les YOUNGO (qui est un en quelque sorte le comité regroupant les jeunes au sein de l'UNFCCC ) regroupait et tentait de consolider la plupart des évenement étudiants. On a souvent vu des actions de la part des jeunes à l'intérieur du centre de conférence. Lors de la journée de la jeunesse nous étions tous vêtus d'un tee-shirt orange frappé de "how old will you be in 2050?", nous avions construit une allée silencieuse portant des messages à destination des dirigeants du monde entier.
Dans le Bella Center, une arcade "la youth arcade" était réservée aux associations jeunes regroupant ainsi tous les étudiants dans un même endroit. Je crois que cette configuration de l'espace a permis aux associations de fusionner entre elles pour parler et agir d'une seule et même voix.
En parlant de mobilisation sur place il ne faut pas sous estimer ceux qui n'étaient pas à l'intérieur du centre et qui pourtant étaient tout aussi actifs.Les manifestations du week end en sont la parfaite illustration. Je ne saurais dire combien de jeunes militants j'ai aperçu mais leur détermination et leur unité m'ont vraiment touché. De plus, au delà de la COP c'est toute la ville de Copenhague qui était mobilisée. Le "Climate Forum", le sommet alternatif pour le climat si j'ose dire, a été le quartier général de nombreux jeunes militants qui n'avaient pas accès à la conférence. Il y a rarement eu autant d'étudiants issus de pays, de milieux et de filières différentes rassemblés autour d'un même évenement!
- Que retiendrez vous de cette aventure ? Avez-vous quelques moments marquants à partager ?
Comme chacun d'entre vous doit le savoir il n'y a pas grand chose à retenir des négociations, je m'attacherai donc plus à l'aventure humaine. Les moments les plus touchants pour moi resteront certainement ceux où nous avons rencontré les représentants des pays Africains. Le résultat des négociations est tragique pour eux et pourtant ils trouvent toujours de quoi rebondir. Je me rappelle d'Amath l'expert du PNUE avec qui nous avons longtemps discuté et qui nous a expliqué les problèmes auxquels faisaient face son pays. Il racontait que le Sénégal n'avait rien à offrir en échange d'un accord sur le climat, par conséquent, se faire une réelle place dans les négociations était très dur. En réalité, donner de l'argent aux pays pauvres est plus facile pour les pays développés que de les aider à décoller. Qui voudrait réformer la PAC en Europe pour permettre à l'agriculture Africaine d'émerger? Personne, cela modifierait considérablement l'équilibre économique du monde.
Le second moment marquant restera ma rencontre avec Anna une jeune anglaise en grève de la faim depuis plus de deux semaines. Il est rare de voir des gens porter leurs convictions aussi loin, je reste très admirative devant un tel engagement.

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- Pouvez-vous nous commenter le bilan de Copenhague 2009 ?
Beaucoup de médias ont présenté le bilan de Copenhague comme très négatif puisque les négociations n'ont accouché d'aucun accord. Pour ma part, le résultat est plutôt mitigé. Il ne faut pas oublier le contexte de crise dans lequel nous sommes. La plupart des dirigeants, même s'ils s'en cachent sont d'abord préoccupés par la résolution des problèmes économiques. De plus, avec le piétinement des négociations et les divergences entre les Etats avoir pris le texte "en note" est la meilleure chose qui pouvait arriver. L'adopter, aurait été à mon sens, un retour en arrière et l'illustration que nos gouvernements n'ont pas d'objectifs ambitieux pour le climat.
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- Quelles sont selon vous les conséquences ou les opportunités pour les étudiants découlant du COP 15 ?
La COP 15 n'aura aucun impact direct sur les étudiants sur le plan professionnel ou académique puisqu'aucun texte n'a été signé. En revanche, pour les étudiants français je crois qu'il y aurait beaucoup plus à faire en terme de collaboration internationale et européenne. Beaucoup d'autres campus dans le monde sont bien plus avancés en termes écologiques que les nôtres. La COP
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