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A la Défense, une fausse manifestation anti-écolo comme outil de propagande

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A la Défense, une fausse manifestation anti-écolo comme outil de propagande

LEMONDE pour Le Monde.fr | 06.05.11 | 15h27  •  Mis à jour le 06.05.11 | 16h40

De jeunes écologistes ont tenté de tordre le cou aux clichés en organisant, mercredi soir, une manifestation sur le parvis de la Défense. "Nous sommes là pour soutenir les groupes industriels victimes des normes vertes liberticides !" Mégaphone à la main, Camille Marguin s'en donne à cœur joie. "Pas d'essence, pas d'croissance !", s'époumone la jeune militante, avant d'enchaîner : "Le durable c'est pas rentable !"

Sans se faire prier, sa cinquantaine de comparses reprend en cœur les slogans. Ils viennent d'universités et d'écoles parisiennes pour la plupart, n'ont pas plus de 25 ans de moyenne, et campent fièrement au pied de la Grande Arche de la Défense en cette fin d'après-midi du 5 mai. Sous l'œil circonspect des cadres en costumes – nombreux à cette heure de la journée – et des badauds, la troupe entame sa bruyante et joyeuse migration.

Objectif : les tours de Total et Areva. Chaque manifestant tient en main une pancarte outrancièrement anti-écologiste. "Les éoliennes c'est du vent !" voit-on ici. Là on réclame "Plus d'UV, pour mieux bronzer", "Le nucléaire, c'est de la bombe", annonce-t-on ailleurs, quand ce n'est pas carrément "L'o-vert-dose" qui est dénoncée.

SENSIBILISER LES JEUNES

Mais en réalité, ces jeunes gens ne sont pas là pour clamer leur mépris de l'écologie. Il s'agit ici d'une fausse manifestation orchestrée par le Réseau français des étudiants pour le développement durable (Refedd). Déjà auteur d'un évènement semblable à Marseille, l'association a décidé de remettre le couvert dans un lieu hautement symbolique de ce qu'elle dénonce comme "l'anti-écologisme".

Gauthier Rousseau, relais local du Refedd, espère par ce biais "sensibiliser et susciter l'interrogation du grand public, et notamment les jeunes". Il estime que pour sortir des clichés d'une écologie militante, moralisatrice et culpabilisante : "l'autodérision est un excellent moyen".

Cependant manier l'humour sur un sujet sensible peut s'avérer dangereux. Si la plupart des passants s'amusent de ces gais lurons un peu provocateurs, quelques écologistes dans l'âme, outrés, font entendre leur point de vue sans y mettre les formes. L'un des organisateurs se charge alors d'expliquer le second degré, pas toujours évident au premier coup d'œil.

"TOTAL C'EST DE LA BALLE !"

Venu en voisin, Olivier Kalousdian, responsable d'Europe Ecologie-Les Verts à Puteaux, salue l'initiative apolitique de l'association. "C'est joyeux, bon enfant et c'est une façon amusante de dénoncer le dédain actuel de l'écologie par le gouvernement", estime-t-il, tandis que les manifestants s'agenouillent au pied du siège du premier groupe pétrolier français. "Total c'est de la balle !", scande à l'unisson le petit groupe, avant de se prosterner devant le totem de verre de 48 étages.

"Nous sommes confrontés tous les jours à des personnes qui ne sont pas sensibilisés aux questions environnementales, avec une action comme celle-ci nous espérons les toucher", explique Camille Marguin, bénévole du Refedd. "Nous voulons qu'ils soient choqués par nos slogans, qu'ils réagissent. Et ça marche !"

Mais avec une cinquantaine de participants, l'impact est tout de même limité. A défaut de convertir massivement à l'écologie, la manifestation aura au moins eu le mérite d'avoir fait sourire bon nombre d'observateurs. Après tout, "On s'en fout des pandas, sauf avec une sauce soja".

Jacques-Alexandre Brun
 

la 1ère manif anti-écolo est un succès…

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Ma chaine étudiante:

« Ecolos au cachot !» : la 1ère manif anti-écolo est un succès…

Hier, à l’esplanade de la Défense à Paris, des dizaines de jeunes manifestaient contre l’écologie. Vraies revendications  et grosse dosse d’humour !

Faire semblant d’être contre l’écologie et organiser une vraie fausse manifestation, c’est l’idée  du Refedd, le Réseau Français des Etudiants pour le Développement Durable : « le plastique c’est magique » ou encore « une seule solution : la déforestation », derrière ces slogans,  l’envie de faire partager des idées à un an des présidentielles.

Pour ces manifestants, la provocation est le meilleur, pour interpeller les passants et de les sensibiliser sur l’écologie.

L’humour pour s’amuser, passer un bon moment mais aussi inciter les badauds à s’arrêter qui ne l’auraient pas forcément fait pour une vraie manif écolo. Et ça marche, à en croire les dizaines de personnes qui s’arrêtent pour prendre des vidéos et des photos armés de leurs Smartphones. Incompréhension, mais aussi sourires se dessinent sur les visages. Les  étudiants mettent en place une véritable procession : ils se prosternent devant les tours Total et AREVA en chantant l’air de la musique « Funky Town » utilisée par AREVA dans l’une de ses pubs. Un cycliste taxé de terroriste s’arrête, amusé par la manifestation : « ce genre d’évènement me fait beaucoup rire, mais je me pose la question : ont-ils été entendus par les dirigeants des entreprises en haut des tours de la Défense ? ».

« Le métro c’est pour les blaireaux »

Le Refedd regroupe plus de 80 associations étudiantes qui prônent le développement durable, une société équitable et l’écologie qui doit aussi prendre en compte la composante sociale souvent oubliée. Un passant s’arrête accompagné de son fils : « c’était une vraie manifestation écolo ? J’approuve complètement, moi-même je travaille dans le développement durable et c’est très dur de se faire entendre, ça prend énormément de temps pour faire avancer les choses ».

 

Novethic

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Le REFEDD dans le guide des formation DD de Novethic...

novethic
 

Brut de fac

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Le ReFEDD sur Brut de fac

Pauline Reybier, présidente du Refedd et Gauthier Rousseau, président de La cagette de l'étudiant interviewés par Antoine Milesi de Télésorbonne


Brut de fac #04 par telesorbonne
 

Lettre d'information du CGE

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Le Refedd est dans la lettre d'inforamtion de la CGE ( Conférence des grandes écoles) de mars 2011
  • Partenariat de formation réussi entre le REFEDD et le CESI sur la réduction des gaz à effet de serre des campus
    En 2011, l’É́cole d’ingénieurs du CESI, qui possède 12 centres en France, mettra en route des plans d’actions pour réduire les gaz à effet de serre sur ses campus. Avec l'objectif de former ses étudiants et ses personnels administratifs aux enjeux énergie/climat, ainsi que de leur faire découvrir une méthodologie de diagnostic des gaz à effet de serre sur les campus, l’école d’ingénieurs du CESI a signé au printemps 2010 un partenariat avec le Réseau Français des Étudiants pour le Développement Durable (REFEDD), qui déploie partout en France les ateliers « Projet Carbone Campus ». En savoir plus...
 

Radio Campus

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Le REFEDD sur Radio Campus!
Logo_radiocampus

Pauline Reybier, présidente du REFEDD, et Gauthier Rousseau, relais Ile de France, sur les ondes de Radio Campus pour la matinale du 17 février dernier.
Pauline nous explique le fonctionnement du REFEDD, et Gauthier nous parle de "La Cagette de l'étudiant", une AMAP (Association pour le maintien de l'agriculture paysanne) mis en place à la Maison des Initiatives Etudiantes.

Envie de Légume frais? Contacter Gauthier à l’adresse suivante : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Ecouter l'interview ici

Le site de Radio Campus Paris
 

L'étudiant

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Timothée Elkihel, vice président du Refedd,  interviewé par l'Etudiant

Timothée Elkihel (REFEDD) : « Tous les cours devront intégrer des modules sur le développement durable »

Étudiant à Euromed Marseille où il fait son année de césure à la direction du développement durable (DD) de La Poste, Timothée Elkihel est aussi vice-président du REFEDD (Réseau français des étudiants pour le développement durable) jusqu’en septembre 2010. À ce titre, il a participé à l’élaboration du Plan vert adopté par toutes les universités et les écoles en juin 2010. Une sorte de check-list du développement durable que les établissements vont devoir mettre en place à la rentrée 2010. Plan vert : le socle de connaissances sur le DD dans toutes les formations… Timothée Elkihel explique ce qui va changer pour les étudiants.


Les étudiants sont-ils impliqués dans leur établissement sur le développement durable ?
Certaines universités ou écoles ont un comité de pilotage sur le développement durable dans lesquels les étudiants sont partie prenante pour définir leur stratégie. Certains établissements donnent des moyens aux associations étudiantes dans ce domaine, d’autres non. Mais la tendance est de nouer des contacts avec les étudiants car le développement durable demande beaucoup d’efforts et de moyens pour se mettre en place. Et les étudiants sont incontournables. Pourtant, certains établissements rechignent encore à leur donner une place, notamment lorsqu’ils ne sont pas élus dans les conseils des universités.

Qu’est-ce que le Plan vert peut changer pour eux ?
Avec le Plan vert, les étudiants auront une légitimité pour définir la stratégie des établissements en matière de DD. Ainsi, si un établissement décide de réaliser son bilan carbone, les étudiants devront être impliqués. Et il est sous-entendu qu’il faudra valoriser leurs compétences. Il ne faut pas avoir peur de s’engager dans des engagements collectifs. C’est enrichissant personnellement et c’est un moyen d’acquérir des compétences. Même si on a l’impression que l’administration est un gros mammouth, elle est de plus en plus prête à travailler avec nous.


Vous soutenez une formation au développement durable pour tous les étudiants, quelle que soit leur filière. Où en est ce projet ?
Une de nos premières revendications est de donner une éducation transversale au développement durable sans la cloisonner à des formations particulières. En 2017, tous les cours devront intégrer des modules sur le développement durable. Les formations actuelles ne permettent pas aux étudiants de dire qu’ils sont davantage responsables vis-à-vis du développement durable que les générations précédentes. Le REFEDD anime un groupe de travail interministériel (écologie, enseignement supérieur, agriculture, etc.) pour élaborer ce tronc commun de connaissances sur le développement durable. Cette sensibilisation destinée aux étudiants, mais aussi aux personnels des établissements, se déroulera sur une journée et a pour objectif de conduire à l’engagement dans son établissement.

Comment se déroulera cette journée ?
Le matin, le DD sera abordé à partir d’objets que les étudiants utilisent dans la vie de tous les jours en en faisant des objets de questionnement : quel est le cycle de vie d’un téléphone portable, d’un jean, d’une voiture… Les grands enjeux (par exemple, climatiques, etc.) seront abordés dans un deuxième temps. À midi, on proposera aux établissements de mettre en place un repas responsable. Et l’après- midi, un quiz testera de façon ludique l’engagement des étudiants par rapport au Plan vert. Cela pourrait être "si tu as tant de triangles, cela veut dire que tu n’es pas très engagé. Mais en faisant telle ou telle action, tu peux changer ton empreinte écologique". Enfin, le chef d’établissement pourrait présenter sa stratégie de DD. Quelques établissements testeront ces outils de formation à partir de la rentrée 2010.


Un réseau d'associations sur le développement durable

Le REFEDD a été créé en 2008. Il rassemble aujourd’hui quelque 70 associations étudiantes oeuvrant essentiellement dans le développement durable dans une trentaine de villes, au sein d’écoles et d’universités. Le REFEDD a été missionné en 2008 par l’Unesco pour formuler les propositions des étudiants en matière de DD. Le socle commun de connaissances sur le DD, comme première étape de sensibilisation, était l’une de ces propositions.

Propos recueillis par Fabienne Guimont
Juillet 2010



 

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